Pour le web en Dofollow

Le débat est rude à propos du nofollow et du dofollow. Entre la peur du spam et le désir de nombreux commentaires nos cœurs balancent.

3 NYC Cabs - Par Vincent Van der PasEntre nofollow et dofollow le débat est perpétuel, il n’y a pas une semaine qui passe sans qu’un amateur de l’une ou de l’autre pratique ne lance une discussion, voilà pourquoi nous allons plutôt aller directement à la conclusion : « Pour le web » est désormais en DoFollow !

Le Dofollow c’est quoi ?

Bien que tous les liens soient en apparence équivalent (et ils le sont en effet pour un internaute lambda) pour les robots des moteurs de recherches, ils sont différents.

Pour un bot générant les résultats sous forme de pages de recherche (les SERP), les liens peuvent avoir 3 effets principaux :

  1. Soit les robots sont bloqués, le lien est alors considéré comme inexistant.
  2. Soit le lien est en nofollow : le lien existe, est suivit, mais « la confiance » du site d’origine n’est pas transmise.
  3. Soit le lien est en dofollow (ou sans nofollow) : le lien est suivit et non seulement il transmet une part de « la notoriété » du site d’origine, mais en plus il donne une qualification au site de destination grâce au texte du lien.

La faute aux spammeurs

La logique voudrait donc que tous les liens soient en Dofollow, correctement énoncés, et dans un contexte logique. Pas de lien sur les voitures dans un débat sur la cuisine, par exemple. Mais cela suppose que chaque lien soit parfaitement contrôlé par les propriétaires du site émetteur. Or les spammeurs parcourent le web, payés pour créer le plus de liens possibles, peu importe l’endroit, afin de valoriser artificiellement les sites de leurs employeurs. C’est ainsi que monsieur « Crédit pas cher » se retrouve à discuter avec messieurs « casino gratuit » et « viagraDonf » dans des commentaires sur la culture du blé en Norvège.

Bref, si les spammeurs sont toujours à la recherche d’astuces pour passer les barrières des modérateurs, les blogueurs et les sites communautaires sont eux à la recherche de contenus et de liens. Or un commentaire est non seulement un contenu pouvant s’avérer très utile pour remettre à flot un article, mais aussi pour repérer des partenaires potentiels.

La force des commentaires

Alors faut-il prendre le risque de se mettre en dofollow ? Nous avons répondu « oui ». Parce qu’avec les outils dont disposent les blogueurs, le spam pour passer doit être travaillé. Et un « Bravo, super article ! » de Paul le spammeur n’a pas plus de raison d’être supprimé qu’un « Bel article ! » de Jacques l’internaute. Dans les deux cas ils vont encourager les autres lecteurs à laisser un commentaire sur l’article ciblé.

Et si vraiment le nombre de commentaire devient ingérable, après s’être félicité du succès de son blog, il suffit alors de se remettre en nofollow quelques temps afin d’ajuster ses outils.

Soulignons aussi que le nofollow est visiblement contre productif : Il repousse la communauté des blogueurs qui sont souvent bien au fait de cet attribut et ne décourage pas nécessairement les spammeurs pour qui le nombre de liens importe plus que leurs qualités. Leur base de réflexion étant, à raison, qu’un lien fait potentiellement venir du monde, follow ou nofollow importe peu.

Pour mieux gérer les commentaires

Nous espérons que cette nouvelle configuration vous encouragera à poster des commentaires utiles. Commentaires qui continueront d’être modérés avant publication. D’autant que WordPress permet de multiples réglages internes (notamment par les alertes au delà de n liens, ou si les messages sont trop court, ou si les noms sont étranges) et une surveillance accrue grâce à l’extension Akismet pour wordpress.

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